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Avant toute chose, vous devez considérer ces bories du haut Pays d’Azur, entre Grasse et Vence, comme des œuvres d'art. Ces bories sont belles. On ne peut pas rester indifférent devant elles, même à la vue des plus rudimentaires, et on ne peut s'empêcher d'éprouver de la tristesse à la vue de celles qui sont détruites et qui se transforment peu à peu en un vulgaire tas de cailloux. Leur simplicité n'est pas un signe de maladresse, ce serait plutôt un signe d'une très grande dextérité. Aujourd'hui, où n'importe quel assemblage de bouts de ficelle fait figure d'œuvre d'art, ne peut-on pas dire de ces bories qu'elles sont belles, maintenant que leur usage s'est perdu ?
Quand elles surgissent dans le paysage au cours d'une promenade, elles produisent sur celui qui les rencontre une véritable émotion, un mélange d'émotion esthétique et d'admiration technique, une admiration qui remonte à l'enfance, à l'époque des châteaux de sable sur la plage, un château de sable dans lequel on peut entrer, et pour la plupart, se tenir debout, à condition de ne pas être trop grand.
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