|
Le lundi 28 septembre 1388, sur le parvis de l'église de l'abbaye bénédictine de Saint-Pons, le comte Amédée VII de Savoie et les quatre syndics désignés la veille pour représenter la ville de Nice, sont accoudés à la balustrade qui domine le parvis.. Le soleil vient de disparaître derrière la colline de Cimiez. Il fait bon. Une légère brise marine fait tout juste onduler les bannières des soldats savoyards rangés sous les sept arcades qui protègent l'entrée de l'église.
Une journée entière de négociation s’achève. Les représentants de la ville sont allés au devant de leur seigneur pour lui signifier l'allégeance de la ville. Amédée VII, en échange, a accepté de confirmer les privilèges. Bien plus tard des copistes du XVe siècle ont laissé une trace pour la postérité des « Conventions et pactes conclues et conclus entre l'illustre prince notre seigneur comte de Savoie d'une part lors de sa joyeuse entrée, et les hommes de la communauté de Nice de l'autre.».
Ce texte ne sera appelé " pacte dédié " qu'en 1607 par l'historien Honoré Pastorelli puis " dédition " qu'une seule fois par l'historien Pierre Gioffrédo en 1848.
Le traité instaure le territoire des TERRES NEUVES DE PROVENCE. Nice conserve tous ses avantages et ses coutumes et bénéficie d'un port franc qui sera le débouché des possessions méridionales de la Savoie récemment acquises au Piémont.
|